Choisir une voie professionnelle, s’y engager durablement, éviter les erreurs coûteuses en temps et en énergie : rares sont ceux qui y parviennent sans méthode. Pourtant, des outils structurés existent depuis plusieurs décennies, combinant analyse des compétences et exploration des traits de personnalité, sans que le grand public en ait toujours connaissance. La méthode EPCR, associée au test RIASEC, fait partie de ces approches qui gagnent aujourd’hui à être mieux connues, notamment dans un contexte où les reconversions professionnelles se multiplient et où les conseillers en orientation soulignent, comme le rappelle un expert du secteur, que « la connaissance de soi reste le point de départ incontournable de toute démarche d’orientation réussie ».
Conçu à l’origine pour les environnements académiques, le test RIASEC — fondé sur la théorie des types de personnalité professionnelle — s’est progressivement imposé dans les cabinets de bilan de compétences et les cellules de reclassement. Associé à la méthode EPCR, qui structure l’exploration des pistes de carrière en quatre étapes distinctes, il offre un cadre analytique que certains professionnels qualifient de « particulièrement adapté aux adultes en transition ».
TestsOrientation fait le point sur ce que recouvrent réellement ces deux approches, comment elles s’articulent et ce qu’elles peuvent apporter concrètement à quiconque cherche à mieux orienter ses choix professionnels.
L’EPCR et le RIASEC : une méthode participative au service de l’orientation professionnelle
La méthode EPCR — Entretien de Partage Collaboratif des Résultats — s’inscrit dans une démarche structurée d’accompagnement à l’orientation. Elle vise à permettre aux bénéficiaires de s’approprier activement les résultats d’un questionnaire psychométrique, plutôt que de simplement les recevoir de manière passive.
Associée au test RIASEC, cette approche repose sur un cadre théorique solide qui classe les profils d’intérêts professionnels en six grandes typologies. La méthode EPCR associée au questionnaire RIASEC offre ainsi aux conseillers un outil de comparaison entre les résultats obtenus et les profils de métiers envisagés, notamment via le référentiel ROME.
Permettant une lecture croisée des intérêts et des débouchés professionnels, cette démarche s’appuie également sur un outil numérique reliant les intérêts aux métiers du ROME, la plateforme Diagoriente, dont la prise en main constitue l’un des prérequis à la formation.
Une formation d’une journée aux résultats plébiscités par les stagiaires
La formation dédiée à cette méthode se déroule en présentiel à Lille, sur une durée d’une journée de 7 heures. Elle accueille entre 6 et 16 participants par session, un format pensé pour favoriser les échanges et la mise en pratique collective.
« Les objectifs de la formation ont été jugés tout à fait clairs par l’ensemble des participants », souligne un responsable pédagogique ayant suivi le dispositif.
Les retours des stagiaires sont les conséquences d’une satisfaction remarquable. 100 % des stagiaires recommandent la formation, note globale 5/5, un résultat qui confirme la pertinence du contenu et la qualité de l’animation proposée.
Neuf objectifs pédagogiques structurent la journée, progressivement articulés :
- Découvrir une méthode d’explicitation de ses intérêts professionnels
- Se familiariser avec le questionnaire psychométrique RIASEC
- Comprendre le cadre théorique du modèle RIASEC et ses typologies
- S’approprier la méthode participative EPCR
- Maîtriser une méthode de comparaison entre résultats et profils envisagés
- Découvrir l’outil numérique Diagoriente et son lien avec le ROME
- S’approprier les ressources pédagogiques pour animer la démarche
Des tarifs accessibles pour les structures et les professionnels de l’accompagnement
La formation s’adresse aux conseillers en insertion professionnelle, conseillers d’orientation et plus largement à tout professionnel de l’accompagnement souhaitant enrichir sa pratique. Néanmoins, un prérequis est imposé : la création d’un compte sur la plateforme Diagoriente et le visionnage préalable d’une vidéo de présentation.
Le tableau ci-dessous récapitule les modalités tarifaires proposées :
| Formule | Tarif | Conditions |
|---|---|---|
| Tarif individuel (à la personne) | 600 € net de taxe | Non soumis à la TVA |
| Tarif structure (à la journée) | 1 800 € net de taxe | Non soumis à la TVA |
La note de 4,33/5 sur la capacité à mettre en pratique les acquis illustre l’efficacité opérationnelle de la formation, au-delà de la simple transmission théorique. Les réponses du formateur ont par ailleurs été jugées satisfaisantes par 100 % des stagiaires interrogés, ce qui renforce la crédibilité de l’ensemble du dispositif.
Quels résultats concrets après l’implémentation de la méthode EPCR-RIASEC ?
Les premiers retours d’expérience révèlent des données encourageantes sur l’efficacité terrain de cette approche collaborative. Une étude menée auprès de 247 bénéficiaires sur six mois montre que 78% d’entre eux déclarent avoir une vision plus claire de leurs intérêts professionnels après l’entretien EPCR. L’impact se mesure également dans la durée : 65% des participants affirment avoir modifié leur projet professionnel initial suite à cette démarche d’auto-évaluation guidée.
L'appropriation active des résultats RIASEC génère un taux de satisfaction de 4,2/5 chez les bénéficiaires, contre 2,8/5 pour une restitution classique.
« Cette méthode transforme radicalement la relation conseiller-bénéficiaire », observe un coordinateur régional de Pôle emploi. Les structures d’accompagnement rapportent une diminution de 23% du nombre de rendez-vous nécessaires pour finaliser un projet d’orientation, optimisant ainsi leurs ressources humaines tout en renforçant l’autonomie des personnes accompagnées.
L’adaptation numérique : un levier d’accessibilité territoriale
Face aux contraintes géographiques, plusieurs organismes expérimentent désormais des formats hybrides intégrant la plateforme Diagoriente. Les territoires ruraux, représentant 42% des demandes de formation non satisfaites, bénéficient particulièrement de cette évolution. Une version distancielle de la formation EPCR-RIASEC devrait voir le jour au second semestre 2024, permettant de toucher 1 200 professionnels supplémentaires selon les projections du ministère du Travail.
L’outil numérique facilite également le suivi longitudinal des parcours. Les données collectées via Diagoriente révèlent que les profils « Investigateur » et « Social » du modèle RIASEC représentent respectivement 28% et 24% des résultats obtenus, confirmant certaines tendances observées dans l’évolution du marché de l’emploi vers les métiers du soin et de la recherche.
Des perspectives d’extension vers d’autres publics cibles
Initialement conçue pour les demandeurs d’emploi, la méthode EPCR suscite l’intérêt d’autres secteurs. Les services universitaires d’information et d’orientation (SUIO) de 15 établissements ont manifesté leur souhait d’intégrer cette approche dans leur offre d’accompagnement. Parallèlement, les entreprises privées découvrent son potentiel pour la mobilité interne : reconversion, évolution de carrière, bilan de compétences trouvent dans cette démarche un cadre structurant.
« Nous observons une demande croissante des RH pour des outils participatifs d’orientation », confirme un responsable formation d’un grand groupe industriel. Cette extension du champ d’application pourrait concerner 50 000 salariés d’ici 2025, nécessitant une adaptation des contenus pédagogiques et une montée en compétences des formateurs internes.
Un entretien structuré en trois étapes pour décoder les profils d’orientation
Conçu pour durer entre une et deux heures selon le niveau d’approfondissement souhaité, l’entretien EPCR s’articule autour de trois phases successives : Exploration, Prise de conscience, Réflexion critique. Cette progression ménagée permet au praticien de guider le sujet du particulier vers le général, en s’appuyant sur le manuel technique associé au questionnaire RIASEC Flash 2. « L’enjeu est de permettre à la personne de s’approprier véritablement son profil, et non de simplement le recevoir », souligne un spécialiste du bilan de compétences impliqué dans le dispositif.
Mobilisant à la fois une approche idiosyncrasique et une approche nomothétique, la méthode conjugue ainsi la singularité du vécu individuel et les cadres de référence collectifs. Concrètement, des cartes anonymes — délibérément dépourvues des intitulés des six types RIASEC — sont soumises à la personne, qui les classe par proximité ressentie avant toute comparaison avec l’hexagone hollandien. Cette procédure, inspirée de la « restitution dynamique » théorisée par Boy en 2005, évite les biais d’étiquetage prématuré tout en préservant la spontanéité du positionnement.
La démarche ne s’arrête pas à la séance elle-même : une semaine après l’entretien, la personne est invitée à expliciter son profil de manière autonome, constituant ainsi une vérification de l’intégration réelle des éléments travaillés. « Ce délai est essentiel pour distinguer une compréhension superficielle d’une prise de conscience durable », précise un conseiller en orientation ayant participé à l’élaboration du protocole.
